Mission « cataracte et strabisme »

Ouagadougou (Burkina Faso)

21 – 29 avril 2018

Contexte

Deux grosses missions « cataracte » ont eu lieu en 2012 et 2017 à l’hôpital Schiphra de Ouagadougou au Burkina Faso. Nous avons eu l’occasion d’y opérer plus de 400 personnes « indigentes » de la cataracte avec succès. En 2017, un de nos chirurgien a pu opérer une dizaine de personnes victime de strabisme.

À l’issue de cette mission, nous avons convenu d’essayer de répondre à la forte demande en matière de strabisme chez les enfants.

Personnes de référence sur place :

Madame Marie-Claire Traoré, directrice de l’hôpital de Schiphra

Dr Joel Dayamba, praticien en ophtalmogie

Estimation du budget

Le budget total, incluant le transport de l’équipe belge, l’accueil des malades avant, pendant et après l’opération, l’accueil de l’équipe MDD l’acquisition du matériel médical et des consommables a été chiffré à 10.000 €pour cette mission.  

Objectif poursuivi

Opérer une soixantaine d’enfants avec un taux de réussite maximal. Il ne s’agit pas uniquement de traiter des cas difficiles mais d’écoler à un nouveau type de chirurgie, à la fois sous anesthésie générale et sous anesthésie locale.

Rapport de mission

Consultations: protocole opératoire assisté de l’unique spécialiste orthoptiste diplômé du Burkina qui a notamment instruit une infirmière du Centre qui était présente.

Marathon opératoire: à peu près 9 patients opérés par jour; alternance d’anesthésies locales et générales, avec la collaboration d’infirmiers anesthésistes enthousiastes et compétents sous la vigilance du Dr Toé .

35 cas difficiles ont été traités avec succès, dans une ambiance à la fois concentrée et détendue, avec la collaboration active du service d’ophtalmologie et de l’équipe d’anesthésie. Il a été démontré pour la première fois au Burkina que la chirurgie du strabisme était possible et qu’elle peut rendre d’énormes services à tout âge. Nous avons utilisé les systèmes d’ergonomie du travail à l’africaine et avons apporté du matériel en soutien. Une demande existe et une vraie collaboration est en train de  se développer (notamment grâce aux réseaux sociaux qui permettent une communication régulière et un suivi des patients à distance).

Une pathologie sans traitement redevient traitable.

L’idée n’était pas d’aller en brousse mais plutôt de développer au sein d’un centre bien organisé une médecine moderne et capable de rendre des soins de grande qualité à des patients demandeurs qui se sont déplacés dans les centres dispensant ces soins: la mission précédente (12 cas) a porté ses fruits: certains anciens patients sont revenus nous rendre visite et de nouveaux patients ont accouru au Centre, parfois même pour se faire opérer en famille.

Prochain objectif: prospecter un spécialiste des paupières et des voies lacrymales.